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farniente is coming !

17/07/2017

Vous voyez, l’excitation de l’enfant le matin de Noël, devant la montagne de paquets brillants au pied du sapin habillé comme Lady Gaga ? Eh bien moi, je ressens la même, le 30 juin au soir, veille du début de l’été des vacances. Car pour moi, il y a deux étés : l’officiel, qui commence le 21 juin et s’achève dans le froufrou mélancolique des premières feuilles mortes fin septembre, et puis l’été-été, le seul qui vaille, l’été des mois magiques de juillet-août.

Même si je continue de travailler une bonne partie de cette période, juillet et août auront toujours pour moi un goût de grandes vacances, de départ à l’aube dans une voiture remplie à craquer et de pique-niques au bord d’une rivière, un parfum de lavande, de poussière chaude, de crème solaire et de liberté. Juillet a le visage des enfants qui sèchent l’heure de la sieste au fond du jardin, août celui d’un adulte dont les traits se détendent d’un coup, comme s’ils étaient retenus par un élastique le reste de l’année. Et c’est cette insouciance-là que je cherche à cultiver pendant 62 jours – et plus si affin-été. A la plage comme en ville, à la campagne ou au bureau, j’échange mon sac en cuir sérieux contre un panier en osier ou un cabas en plastique coloré, mes talons aiguille contre des espadrilles à lacets ou mieux : des tongs qui font le même bruit qu’une langue claquant avec enthousiasme contre le palais. Je perds mon fer à repasser et mes pantalons, j’enfile des jupons, je me maquille au soleil, je mange des pastèques et des melons à même l’écorce et laisse le jus dégouliner sur mon menton, je m’asseois sur un banc pour regarder les passants – et les passantes, mais surtout les passants… -, et je porte mes bikinis en lingerie. Parce que rien ne dit plus : « Eté » que le noeud d’un maillot dans la nuque, dépassant du col d’une chemise qui ne demande qu’à tomber à mes pieds.

Bonnes vacances à toutes.
Fiona Schmidt

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