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le portrait de notre fondatrice, Loumia

08/05/2017

Loumia Hiridjee, celle à qui l’on doit la lingerie pop et colorée de Princesse tam. tam  

Elle a révolutionné la lingerie, nous étions à peine nées. En fondant Princesse Tam Tam avec sa sœur Shama, Loumia Hiridjee a soufflé un air frais, gai et léger sur l’univers vieillissant des dessous au milieu des années 80. Née en 1962 à Antananarivo, la capitale malgache, elle grandit au sein d’une famille de marchands indiens qui ont décidé de quitter leur province du Gujarat, au nord de Bombay, pour s’installer sur l’île de l’Océan indien. En 1972, alors que la situation politique se dégrade à Madagascar suite à une insurrection étudiante, la petite fille de 10 ans est envoyée en pension dans une école catholique parisienne, rejoignant ainsi sa sœur aînée déjà installée dans la capitale française. Les plus belles années de sa vie, confiera-t-elle à Libération en 2007. Après des études de droit puis d’histoire, Loumia Hiridjee ouvre, début 1980, avec Shama, une petite boutique de cadeaux dans le 6ème arrondissement de Paris. Les deux sœurs y vendent notamment des caleçons en coton aux imprimés fantaisie qui plaisent davantage aux étudiantes d’Assas qu’à leurs copains ! C’est ainsi que naît l’idée de créer une marque de lingerie joyeuse et colorée pour les jeunes femmes. Loumia Hiridjee, 22 ans à l’époque, souhaite proposer une alternative aux parures couleur chair et aux dentelles sophistiquées. Princesse tam.tam –le nom est choisi en hommage au film réalisé par Edmond T. Gréville en 1935 dans lequel joue Joséphine Baker- voit le jour en 1985 et le succès est quasi immédiat. L’un des premiers imprimés de la marque, un chat courant après une pelote de laine, remporte l’adhésion des adolescentes. La fratrie en fait une affaire de famille et Mourad Amarsy, le mari de Loumia, prend la tête de la direction financière de l’entreprise. Les ouvertures de boutiques se succèdent et la reconnaissance suit: la fondatrice reçoit en 1994 le prix du manager de l’année, en 1998 le prix Veuve-Clicquot de la femme d’affaires et elle est désignée en 2006 créatrice de lingerie de l’année. Au fil du temps, Princesse tam.tamattire une clientèle plus large et intéresse le groupe japonais Fast Retailing. Les deux sœurs vendent la marque en 2005 et Loumia Hiridjee, qui continue d’y travailler en tant que consultante, part s’installer avec son mari et ses trois enfants à Bombay deux ans plus tard. Leur objectif ? Développer le e-commerce. Mais leur rêve est brisé net : en novembre 2008, le couple trouve la mort alors qu’il dîne dans un hôtel de luxe de Bombay, pris d’assaut par des terroristes islamistes. Personne n’a oublié celle qui a bouleversé à tout jamais le monde de la lingerie.

La Cheek Team

 

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